- Synthèse des lipides membranairesLa membrane du RER est le lieu de synthèse de presque tous les lipides des membranes intracellulaires.
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- Ciblage
Il commence dans le cytosol par la liaison de la séquence hydrophobe (séquence signal = SS) à une particule ribonucléoprotéique (signal recognition particle= SRP). Cette liaison stoppe la traduction et l'ensemble ribosome-chaîne naissante-SRP est reconnu par une protéine réceptrice (SR) du RER. Ce complexe interagit avec le GTP, qui en s'hydrolysant en GDP va modifier l'interaction entre les trois partenaires:
Le SRP est libéré dans le cytosol
Le complexe ribosome-chaîne polypeptidique naissante reste lié à la membrane du RER par une interaction de la grosse sous-unité des ribosomes avec deux glycoprotéines spécifiques de la membrane: les ribophorines. Cette liaison va permettre le transport de la protéine en croissance dans la lumière du RER.
- Transport
Il se fait par un canal ou translocon. C'est un complexe protéique constitué, entre autres, des protéines Sec 61, TRAM (= translocated chain associated membrane) et d'une peptidase.
Au cours du transport, la traduction de l'ARNm en protéine se poursuit. Lorsque la protéine atteint la lumière du RER, la séquence signal est en général clivée par la peptidase membranaire et le repliement de la protéine commence, assistée par une protéine chaperon (BIP=binding protein) appartenant à la famille des Hsp (heat schock protein).
Lorsque la synthèse de la protéine est achevée le ribosome est libéré dans le cytosol pour un autre cycle.
C’est la séquence KDEL (Lys-Asp-Glu-Leu) qui semble être caractéristique des protéines résidentes solubles.
Le mécanisme d'intégration est très mal connu. Deux modèles ont été proposés pour les protéines à un domaine transmembranaire:
1er modèle:
La séquence signal non clivée sert de signal d'ancrage dans la bicouche lipidique. Le mécanisme permettant l'orientation des extrémités C et N terminales (face cytosolique ou luminale) n'est pas connu.
2ème modèle:
La séquence signal est clivée comme pour les protéines transloquées dans la lumière du RER. La chaîne naissante contient une séquence hydrophobe qui est reconnue lors de son passage par une protéine de la paroi du pore. Cette séquence ainsi reconnue se déplace latéralement et devient alors une séquence transmembranaire. La croissance de la chaîne polypeptidique se poursuit en amont de cette séquence.
Lorsque la synthèse de la protéine est achevée le ribosome est libéré dans le cytosol pour un autre cycle.
Dans le cas des protéines à plusieurs domaines transmembranaires les mécanismes d'insertion sont mal connus.
La chaîne peptidique néosynthétisée subit plusieurs modifications qui interviennent pendant ou après son passage dans la lumière du RER.
- Clivage de la séquence signal
C'est un évènement catalysé par un complexe de 5 protéines différentes (= peptidase signal) faisant partie du translocon.
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- La N- glycosylation
Elle commence dans la lumière du RER.
Les chaînes polypeptidiques en croissance contenant un résidu asparagine dans la configuration Asn-X-Ser ou Asn-X-Thr (X étant un acide aminé quelconque) subissent une première étape de glycosylation.
Un groupe composé de 14 résidus glucidiques préassemblés à partir d'un précurseur lipidique membranaire, le dolichol phosphate, est transféré à l'asparagine.
La réaction est catalysée par la glycosyl transférase. La chaîne oligosaccharidique subira d'autres remaniements lors du transport de la protéine dans les compartiments golgiens.
- L'addition de chaînes d'acides gras
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- Myristoylation: addition de myristate (acide gras saturé en C14) sur une glycine de l'extrémité N terminale par une liaison amide. Phénomène
co-traductionnel.
- Glypiation: addition d'un groupement glycosyl-phosphatidylinositol (GPI) préassemblé dans la membrane, sur un acide aminé en C terminal. Permet l'ancrage de la protéine à la face externe de la membrane plasmique. Phénomène co-traductionnel.
- Palmitoylation: addition d'acide palmitique (acide gras saturé en C16) sur une cystéine de l'extrémité C terminale par une liaison thioester. Phénomène post-traductionnel.
- Isoprénylation: addition de chaînes farnésyl (C15) ou géranylgéranyl (C20) sur une cystéine au voisinage de l'extrémité C terminale. Phénomène post-traductionnel.
Figure des palmitoylation et isoprenylation.
- Le repliement des protéines
Il intervient dès l'entrée des chaînes polypeptidiques dans la lumière du RER . Etape importante qui permet l'acquisition de la structure tertiaire des protéines.
Le repliement est en grande partie dû à la formation de ponts disulfures (Cys-S-S-Cys) pour les protéines qui contiennent des résidus cystéines.
Le repliement des protéines est contrôlé par des protéines chaperons telles que BiP ainsi que par la calnexine et la calréticuline qui sont insérées dans la membrane du RER.Ces deux dernières se lient aux chaînes oligosaccharidiques des protéines glycosylées.
Si les protéines sont incorrectement ou non repliées elles sont exportées vers le cytosol où elles seront dégradées par les protéasomes.
Le RER assure un contrôle de la qualité des protéines avant qu'elles ne quittent ce compartiment.