3- Jonctions cellule-cellule et cellule-matrice

Adhérences jonctionnelles :

Lorsque les cellules adhèrent entre elles, on observe en microscopie au niveau de la membrane plasmique des agrégats denses et organisés de molécules d’adhérence que l’on nomme jonctions cellulaires.

On distingue 3 types de jonctions, qui ont chacune :

  • - une localisation et un rôle précis
  • - un type ou un groupe de molécules d’adhérence.

Les jonctions ont surtout été bien décrites au niveau des épithéliums qui représentent 60% des tissus différenciés et 16% du poids du corps.

On distingue :
- les jonctions étanches cellule-cellule (tight juctions)
- les jonctions d’ancrage cellule-cellule (jonctions adhérentes et desmosomes) et cellule matrice (hémidesmosomes et contacts focaux)
- les jonctions communicantes cellule-cellule

Adhérences non jonctionnelles :

L’interaction des molécules d’adhérence ne conduit pas à la formation de jonctions (étanches, d'ancrage ou communicantes).

Les mécanismes d’adhérence cellulaire sont mis en jeu dans deux conditions :

1. Physiologiques:

Au cours de la vie embryonnaire, elles seront impliquées dans les processus cellulaires aussi divers que :

  • la ségrégation
  • la migration
  • la prolifération
  • la différenciation
  • Au cours de la vie adulte, elles participent au maintien de l’homéostasie tissulaire ainsi qu’à sa restauration dans des situations aussi diverses que la cicatrisation, l’angiogenèse, l’inflammation, la réparation de l’os etc.…
    A noter que dans chacune de ces situations on retrouve les mêmes processus décrits au cours de la vie embryonnaire (ségrégation, migration…)

    2. Physiopathologiques  :

    Elles participent à l’acquisition du phénotype invasif des cellules tumorales ainsi qu’à leur migration vers d’autres organes. A noter que contrairement aux conditions physiologiques, les mécanismes de ségrégation, migration … ne sont plus régulés.

    4- Principales familles de molécules d’adhérence et interactions entre cellules et molécules d’adhérence